Activités

Chaine Vimeo du Labo lumière

Tous les dîners d’étude du Labo lumière peuvent être visionnés en rafale sur notre chaine Vimeo :

Dîner d’étude V Espace, lumière et temps cosmiques

Labo lumière [créations + recherches interdisciplinaires]

Le jeudi 27 avril 2021 de 12h30 à 14h – Vidéo de la rencontre à venir

Ce dernier dîner d’étude de l’année 2020-2021 regroupe deux artistes et une autrice autour d’expérimentations, de modèles et de représentations relatives au cosmos. À cet effet, entre leurs recherches et leurs pratiques distinctes, se tissent des liens forts riches et émergent des questions sur le rapport aux espaces-temps perceptifs. La rencontre sera animée par Manon De Pauw, artiste, professeure et membre du Labo lumière. Illuminez votre journée !

Photo : Amélie Laurence Fortin

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Détails sur les trois présentations :

De protocoles artistiques à une réflexion sur la temporalité par la lumière

Vanessa Suzanne, artiste-chercheuse et doctorante au DEPA

Cette présentation de Vanessa Suzanne abordera comment il est possible d’éprouver différentes conceptions du temps au cœur d’une pratique artistique, pour finalement envisager sa représentation par le biais d’un point lumineux qui se dilate et se rétracte, et non plus sous la forme d’une ligne du temps. Pour ce faire, elle questionnera ce qui se produit dans la rencontre entre un texte philosophique et des dispositifs installatifs. Elle explicitera comment la conception philosophique du temps heideggérienne peut interférer avec la notion de temps cosmique et astrologique, un protocole de création journalier « dessiner quatre Entités par jour jusqu’à ma mort » et son protocole performatif d’exposition « dévoiler pendant les 28 jours consécutifs de l’exposition les 1456 Entités dessinées pendant une année ».

Originaire de Belgique, Vanessa Suzanne est une artiste-chercheuse intermédia dont les réalisations se définissent comme des installations. Dans ces dispositifs se côtoient le dessin, le détournement d’objet, la vidéo, la photographie, le son, la lumière, etc.; qui dialoguent et interfèrent avec d’autres disciplines telles que la philosophie, l’astronomie et l’astrologie. Parallèlement à sa pratique, elle poursuit un doctorat en études et pratiques des arts (UQAM) questionnant et provocant des interférences entre ses créations et la philosophie de l’existence de Martin Heidegger. Son travail artistique a été présenté dans différents lieux d’art actuel, notamment à la Maison d’Art Actuel des Chartreux (Bruxelles), à la Maison Folie (Mons), au festival international des arts sonores City Sonic (Mons), à l’Écart (Rouyn-Noranda) et au centre d’exposition d’Amos.

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Entre prévisibilité et imprévisibilité, la lumière pour réfléchir l’espace

Amélie Laurence Fortin, artiste

La présentation d’Amélie Laurence Fortin portera sur ses œuvres récentes qui, appuyées sur des recherches en cosmologies et sur ses expérimentations avec la lumière, investiguent les rapports d’échelle, le son, le mouvement, ainsi que l’équilibre entre la matière du plein et la matière du vide. Elle élaborera en premier lieu sur le point de départ de ce corpus, soit un hydrophone installé à douze pieds sous l’eau entre trois morceaux de glaciers fondant dans une baie de l’Arctique. L’écoute attentive des bulles d’oxygènes millénaires compressés qui, soudainement propulsées, explosent, foncent et rebondissent sur les parois de la chambre acoustique sous-marine, traçant des trajectoires, des traits conceptuels, lui a permis de cartographier intuitivement le volume sous-marin de l’eau emprisonnée entre ces morceaux. Or, cet exercice d’écoute à l’aveugle a opéré un renversement dans sa compréhension de l’espace et une sorte de miroir avec le cosmos. 

Originaire de l’Estrie, Amélie Laurence Fortin vit et travaille entre Québec et Varsovie. Au cours de la dernière décennie, l’exploration, le territoire et le temps sont devenus les principaux piliers de sa pratique artistique. Elle réalise des installations multidisciplinaires qui ont comme points de départ scénographique et conceptuel les limites inhérentes à chaque espace d’exposition. Le travail de Fortin a été diffusé dans des expositions individuelles et collectives, dans des foires d’art, des festivals. Il fait partie de collections privées et publiques tant au Québec qu’en Europe. Elle a réalisé plusieurs résidences, notamment à Berlin (Künstlerhaus Bethanien) et à Leuven (Werktank) grâce à l’appui des productions Recto-Verso à Québec. Ces résidences lui ont permis de réaliser « SUNBURST », un projet d’exposition traitant des ordres de grandeurs et des cycles du soleil qui sera en tournée en Europe et en Amérique du Nord jusqu’en 2023.

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La lumière comme mesure de variation perceptive

Nathalie Bachand, autrice et commissaire indépendante

La lumière est ce qui permet de percevoir les choses du monde. Sans elle les couleurs s’indéterminent, les contours s’estompent, le jour devient nuit perpétuelle. Sous la perspective temporelle, elle révèle notamment des rythmes. Lumière et vélocité forment un duo singulier. Pensons seulement à cette scène iconique du film 2001: A Space Odyssey (1968) de Stanley Kubrick — connue sous le nom de Star Gate Scene — où le personnage semble voyager à la vitesse de la lumière et traverser, pour ainsi, le temps. Cette séquence, l’une des premières au cinéma où l’on a tenté de représenter visuellement ce phénomène autrement impossible à percevoir est exemplaire de la manière dont la lumière arrive à véhiculer l’effet d’un déplacement temporel. C’est avec cette référence en amorce et à travers une exploration intuitive d’œuvres qui lient lumière, temporalité et perception que prendra forme cette communication.

Nathalie Bachand est autrice et commissaire indépendante. Elle s’intéresse aux problématiques du numérique et à ses conditions d’émergence dans l’art contemporain.Parmi ses commissariats récents, on retrouve l’œuvre interactive Seuils de l’artiste montréalais Michel de Broin dans l’espace Âjagemô du Conseil des arts du Canada (2019). Aussi, son exposition The Dead Web — La fin, initialement présentée à Eastern Bloc à Montréal (2017), a été coproduite par Molior en Europe : au Mirage Festival à Lyon (2019), au Mapping Festival à Genève (2019) et au Ludwig Museum à Budapest, en co-commissariat avec Béla Tamás Kónya (2020). Elle était également l’une des commissaires invitées pour Art souterrain 2021 à Montréal. En parallèle de ses projets indépendants, elle est aussi codirectrice artistique et chargée de projets pour Sporobole.

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Dîner d’étude IV – La lumière astrale

Labo lumière [créations + recherches interdisciplinaires]

Le jeudi 8 avril 2021 de 12h30 à 14h – Vidéo de la rencontre à venir

Ce quatrième dîner d’étude regroupe des personnes qui expérimentent, représentent, activent, symbolisent, réfléchissent ou théorisent la lumière dans leur pratique, notamment dans les pratiques de l’image en mouvement. La discussion sera animée par Guillaume Adjutor Provost, chargé d’enseignement à l’École des arts visuels et médiatiques. 

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Au programme :

Lumière (im)matérielle, penser par l’image

Morgane Clément-Gagnon, artiste et candidate à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, profil création.

Existe-t-il des liens intimes entre l’acte philosophique et l’acte photographique ? Si oui, de quoi sont-ils les révélateurs ? Ce sont ces questionnements qui sous-tendent et animent la pratique de Morgane Clément-Gagnon. De la photographie de paysage à ses plus récents projets d’autoportraits, son usage éclaté de la lumière et de la couleur moque en vain son propre désir de créer du sens, mais sans abandonner la quête, un peu à la façon d’un Albert Camus. Sa présentation explicitera comment la lumière devient pour elle un espace de réconciliation entre soi et le monde, mais surtout entre soi et soi. 
 
Informée par son passé académique en philosophie, Morgane Clément-Gagnon utilise la photographie pour créer des énigmes visuelles reliées aux territoires identitaires. Depuis 2017, elle participe à des résidences d’artistes au Québec (Résidence Nomade, centre Sagamie) comme à l’international (SIM Residency en Islande et Praksis Oslo en Norvège). Son travail a été exposé au Musée du Montréal juif, à Espace F à Matane, ainsi qu’en Norvège à la galerie BOA et à la galerie Sagene Kunstsmie. Elle poursuit présentement une maîtrise en arts visuels à l’UQAM sous la direction de Manon De Pauw, qui porte sur la mise en abyme de l’image de soi.

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Le référent de la lumière dans le mythe de Danaé, une appropriation artistique en céramique

Dominique Sirois, artiste et candidate au doctorat en études et pratiques des arts.

Cette présentation portera sur les recherches en cours de Dominique Sirois, qui ont comme point de départ le mythe grec de Danaé. Les pièces d’or qui sont dépeintes dans les représentations d’histoire de l’art l’amènent à poursuivre une réflexion multidimensionnelle sur l’énergie : économique, sexuelle et solaire. En présentant d’abord le mythe, elle fera ensuite un récit de pratique pour révéler l’état de sa recherche. Elle partagera les multiples référents humains et non humains qui se trouvent dans son appropriation artistique. Elle évoquera enfin les recherches en photonique du physicien Serge Bertier qu’elle croise à cette réflexion.

Originaire de Montréal, Dominique Sirois détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques (UQAM, 2010) et y termine un doctorat. Elle réalise des installations multidisciplinaires qui prennent la forme d’étalages dans lesquels elle présente des céramiques et des impressions d’images. Elle déploie avec ses projets des espaces à la fois mentaux et sensuels usant de référents économiques, technologiques et minéralogiques. Le travail de Sirois a été diffusé dans plusieurs galeries au Canada dont Centre Clark, Blouin-Division et Bradley-Ertaskiran. Elle a fait plusieurs résidences, notamment à Glasgow, Paris et Banff. Lors d’expositions de groupe, elle a présenté des projets au Ludwig Museum à Budapest et au MOCA de Taipei.

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Montage stroboscopique dans le cinéma expérimental nippon de Toshio Matsumoto

Guillaume Adjutor Provost, artiste, chercheur et enseignant.

La présentation de Guillaume Adjutor Provost s’appuiera sur la composition saccadée de Everything Visible is Empty (1975) du cinéaste Toshio Matsumoto. Comment est-ce que les champs colorés qu’on y retrouve réfèrent à l’avènement de l’audiovisuel comme générateur d’affects ? En quelle mesure est-ce que les expérimentations de Matsumoto nous permettent de faire une lecture critique de l’omniprésence de stimuli technologiques dans notre quotidien ? Enfin, il retracera l’influence du montage psychédélique dans sa propre œuvre vidéo de longue durée Soleils (2017).

Né en Outaouais, Guillaume Adjutor Provost est un artiste interdisciplinaire qui expérimente avec les formes de l’exposition, les collections et le commissariat. Il détient un doctorat en études et pratiques des arts de l’UQAM. Par une attention à la collaboration, ses œuvres abordent ce qui a longtemps existé en périphérie des discours historiques dominants : la conscience de classe, la contre-culture, la psychologie sociale et les expériences de la diversité sexuelle. Son travail a été diffusé en France, en Autriche, en Belgique, en Écosse, en Allemagne, en Lituanie et en Espagne. En 2021, il participera à une exposition collective au Musée d’art contemporain de Montréal et fera une résidence au Frans Masereel Centrum à Kasterlee (Belgique).

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Dîner d’étude III – La lumière discutée, une constellation

Labo lumière [créations + recherches interdisciplinaires]

Le jeudi 18 mars 2021 de 12h30 à 14h

Ce troisième dîner d’étude est une occasion de discussion libre entre des personnes qui expérimentent, représentent, activent, symbolisent, réfléchissent ou théorisent la lumière dans leur pratique, quelle qu’elle soit. Nous souhaitons que cette rencontre puisse favoriser des échanges entre plusieurs participants, dans le but de faire place et donner voix à une communauté de pratique sur la lumière. La discussion sera animée par Manon De Pauw et Alain Paiement, tous deux membres fondateurs du Labo lumière.

Joignez-vous à nous pour discuter des projets de recherche et de création de Victoria Cheng, de Stefan Hoffmann et de Josianne Poirier, auxquelles s’ajouteront d’autres contributions spontanées.

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Dîner d’étude II – La lumière performée

Labo lumière [créations + recherches interdisciplinaires]

Jeudi 11 février 2021 de 12h30 à 14h

Ce deuxième dîner d’étude s’articule autour d’artistes qui expérimentent les relations possibles et fertiles entre ondes lumineuses, ondes sonores, affect, danse et performance. Elle sera animée par Manon De Pauw, membre fondatrice du Labo lumière.

La lumière comme génératrice de sons 

Martine H. Crispo, artiste en arts médiatiques et conceptrice sonore

Comment transposer les ondes lumineuses en fréquences audibles ? Telle est la prémisse qui se trouve derrière les œuvres de Martine H. Crispo. Nos yeux captent les ondes lumineuses, nos oreilles les ondes sonores, qui sont de natures différentes ; il est toutefois possible de convertir les unes en les autres : c’est le principe du son graphique, technique développée en URSS dans les années 1920. Pour mettre en contexte l’évolution de ses recherches, Martine H Crispo fera un bref survol de l’histoire de la synthèse opto-électronique et nous fera découvrir de quelle manière ses recherches sur la relation entre la lumière et le son ont pris forme dans une manière toute personnelle de développer des connivences entre ces deux matières.

Autodidacte, Martine H. Crispo est artiste en arts médiatiques et conceptrice sonore pour les arts de la scène. Sa démarche s’articule autour de la performance, de la création radiophonique et de l’installation sonore. Son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis et en Europe. Parmi ses expositions individuelles, mentionnons : Fantaisie optophonique à OBORO (Montréal), commissaire : Nicole Gingras, Tourner de l’œil à Knockdown Center Brooklyn (NY), à Sporobole (Sherbrooke), à La bande vidéo (Québec) et Spectres et autres apparitions, au Centre BANG (Chicoutimi), à L’ÉCART (Rouyn-Noranda) ainsi qu’à PAVED Arts (Saskatoon).

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Danse de la pénombre, une lecture-performance

Pierre-Marc Ouellette, danseur et chorégraphe

Puisant à même les idées développées dans le texte « In the dark » de l’ouvrage Singularities : Dance in the Age of Performance par André Lepecki, Pierre-Marc Ouellette examinera l’émergence de sa pratique chorégraphique à partir du contexte de la pénombre. Dans la foulée, il identifiera les attaches sociopolitiques de sa démarche en lien avec ce concept. Pour illustrer son propos, et à l’aide d’un dispositif d’éclairage au DEL, il proposera une courte performance dansée explorant l’idée de la pénombre. Cette performance tend à donner un espace de liberté au corps contraint par les mesures de confinement, au corps immobilisé par l’usage excessif des écrans.

Pierre-Marc Ouellette vit à Montréal. Il a complété sa formation aux Ateliers de danse moderne de Montréal en 2005. Dans les dernières années, il a travaillé comme interprète en danse, principalement pour la compagnie Le Carré des Lombes de Danièle Desnoyers. En parallèle, il a participé à la création de plusieurs spectacles/performances — La matière ordinaire, Cocons Somatiques, Danses Kaléidoscopiques — en collaboration avec l’artiste visuelle Manon De Pauw. Il enseigne le mouvement et l’interprétation à l’École de danse contemporaine de Montréal, à l’École nationale de théâtre du Canada et dans le cadre de différents stages pour danseurs professionnels. Il détient un baccalauréat en Histoire de l’art de l’UQAM (2018) et est candidat à la maîtrise individualisée de l’Université Concordia en approche interdisciplinaire. L’excellence de son dossier lui a valu l’appui financier du CRSH et du FRQSC pour son projet à la maîtrise.  

L’image performée, de la chambre noire à la table lumineuse

Manon De Pauw, artiste et professeure

La lumière, comme sujet d’étude et matière qu’elle manipule de diverses manières, est au cœur de la démarche de Manon De Pauw. Ancrée au départ dans la solitude de la chambre noire, sa pratique s’est développée par la suite dans la collaboration interdisciplinaire. Ce faisant, elle s’est forgé une place singulière en tant qu’artiste visuelle au sein du milieu des arts vivants. Dans cette mouvance, elle a peaufiné un dispositif d’image performée doté d’une table lumineuse. Ce poste de travail devenu un véritable laboratoire où la lumière, les couleurs, les formes, de même que son propre corps, se font matières premières pour susciter l’intrigue visuelle et déjouer les perceptions. Sa présentation abordera comment elle sonde les possibilités et les limites de l’image performée en résonnance avec les corps et les voix en mouvement.

Les créations de Manon De Pauw prennent forme de photographies, de vidéos, d’installations, de performances et d’art public. Elle a présenté des expositions individuelles entre autres à la Galerie de l’UQAM, au Musée Régional de Rimouski et au Centre Culturel Canadien à Paris. On retrouve ses œuvres dans des collections majeures telles que le Musée d’art contemporain, le Musée national des beaux-arts du Québec, Hydro-Québec et Desjardins. Elle a performé à l’Usine C, au Théâtre La Chapelle, à l’Agora de la danse, au Gesú et lors de tournées au Canada, en Europe et en Amérique latine avec ses collaborateurs. Parmi ceux-ci figurent Pierre-Marc Ouellette, son complice en création depuis plus de dix ans, la chorégraphe Danièle Desnoyers, les musiciens Joane Hétu, André Pappathomas, Nicolas Bernier et Philippe B et le metteur en scène Denis Lavalou. Elle est professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM.

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Dîner d’étude I – Matérialité de l’intangible : la lumière

Labo lumière [créations + recherches interdisciplinaires]

Jeudi 17 décembre 2020 de 12h30 à 14h

Animé par Émilie Granjon, présentation de trois recherches :

Faisceaux, éclats et rayons : lorsque la lumière sort du cadre

Émilie Granjon, théoricienne de l’art et commissaire indépendante

Émilie Granjon présentera le fruit d’une recherche commissariale menée avec Laurent Lamarche dans le cadre de l’exposition LUMINA (Galerie Stewart Hall, 2029). Dans ce contexte, la lumière n’est pas abordée pour ce qu’elle permet de faire, mais pour ce qu’elle est : une énergie de nature à la fois corpusculaire – d’où son statut de substance ou de corps –, et ondulatoire – d’où son effet de propagation. C’est précisément son potentiel irradiant qui est mise en évidence et en intrigue dans cette recherche et dans l’exposition réunissant le travail de Magalie Comeau, le duo IvanovStoeva, Lisette Lemieux, Martin Messier, James Nizam, Josée Pellerin et Étienne Rey. Chaque artiste utilise dans une forme singulière des stratégies pour faire voir la lumière dans ce qu’elle offre de plus fascinant et de plus déstabilisant.

Notice biographique

Détentrice d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en gestion d’organismes culturels obtenu en 2015, à HEC Montréal et d’un doctorat en sémiologie obtenu en 2008 à l’UQAM, Émilie Granjon, en plus d’être théoricienne de l’art, essayiste et commissaire indépendante, dirige depuis mai 2016 le centre d’artistes CIRCA art actuel. Après avoir publié en 2012 Comprendre la symbolique alchimique aux Presses de l’Université Laval, elle a écrit en 2017, avec Fabienne Claire Caland Cinq fabricants d’univers paru aux Éditions Nota bene à Montréal. Trois ans plus tard, les deux auteures publient Miroirs, métamorphose et temps inversé, édité par SAGAMIE édition d’art, à Alma. Elle a entre autres commissarié l’exposition Déjouer les sens au Centre d’art Jacques-et-Michel Auger de Victoriaville en 2017 et en tournée au Québec en 2020-2021, puis conçu en 2019 avec Laurent Lamarche l’exposition collective LUMINA à la Galerie Stewart Hall de Pointe-Claire.

La matérialité de la lumière dans une pratique de l’hyperdessin

Maude Corriveau, artiste

Maude Corriveau présentera le rôle de la lumière dans sa pratique singulière du dessin hyperréaliste à travers les différentes étapes de création de ses images :  du choix de matériaux aux propriétés réfléchissantes, à leur manipulation pour générer des phénomènes optiques (tels que des diffractions, des interférences, des  ombres et reflets colorés, etc.), à l’intervention dans l’univers numérique pour exacerber ces effets, jusqu’à la matérialisation sur papier avec le médium du pastel sec et ses particularités inhérentes.Avec ses récentes expositions ORAMA (2019) et En suspens (2020) ellemontrera de quelle façon elle a cherché à activer l’expérience illusionniste et perceptuelle de ses œuvres dans l’espace physique réel, en explorant le mode installatif et en dessinant sur les murs des effets de lumières qui sculptent l’espace.

Notice biographique

Maude Corriveau vit et travaille à Montréal (QC). Elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal et est lauréate de la Bourse 2019 d’études supérieures en arts visuels Yvonne L. Bombardier, qui a récemment fait l’objet de l’exposition En suspens commisariée par Pascale Beaudet. En 2020, son travail a été diffusé au Musée des beaux-arts de Montréal, à Art Toronto, à Papier, ainsi qu’à la Galerie Nicolas Robert. En 2021, elle participera à la résidence Est-Nord-Est de Saint-Jean-Port-Joli (QC). Ses œuvres font partie de la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec et de nombreuses collections privées au Canada. Corriveau est représentée par la Galerie Nicolas Robert.

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Construire l’image, révéler le photographique

Lucie Rocher, artiste-photographe

Lucie Rocher présentera comment ses outils et ses supports d’impression produisent — et réfléchissent — la lumière à travers ses œuvres bidimensionnelles et tridimensionnelles et comment celle-ci est inhérente à la sélection de ses sujets photographiés : les chantiers de construction urbains ainsi que les lieux de production de l’image (l’atelier, le laboratoire, l’espace de résidence, entre autres). Comment la spatialisation de l’image est-elle étroitement liée aux modes de captation et de révélation de la lumière mis en place par l’artiste ? Selon des éléments spécifiques à l’histoire du médium photographique — analogique et numérique —, l’artiste-photographe interrogera autrement sa pratique méthodologique et technique du médium pour expliciter la manipulation et la spatialisation de ses images, de leur création en atelier jusqu’à leur diffusion en galerie.

Notice biographique

Lucie Rocher vit et travaille à Montréal depuis 2013. Elle a obtenu son doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en 2020. Des expositions individuelles lui ont été consacrées notamment à la Maison de la Culture Frontenac (Montréal 2017), à VU (Québec, 2018), à Occurrence (Montréal, 2019) et récemment à Axenéo7 (Gatineau, 2020). Elle a également participé à plusieurs résidences internationales (Islande (2015), Québec (2016, 2019, 2020), Japon (2019). Elle est aussi chargée de cours en photographie à l’UQAM.

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Été 2019 – Résidence à la galerie de l’UQAM

Le Labo lumière [créations + recherches interdisciplinaires] a occupé le 11 juillet 2019 les salles de la Galerie à l’occasion d’une résidence. Dans le cadre de celle-ci, Manon De Pauw et le chorégraphe Pierre-Marc Ouellette ont travaillé sur leur projet d’installation-performance Danses kaléidoscopiques, avec les interprètes Bernard Martin, Natalie Zoey-Gauld et Pénélope Gromko. 

De leur côté, la scénographe Nancy Bussières, le musicien Michel Robidoux et la peinture Julie Trudel expérimentent l’activation par la lumière et la musique de la série de tableaux Couleur et lumières (2019) de Trudel.