Activités

Dîner d’étude Matérialité de l’intangible : la lumière

Labo lumière [créations + recherches interdisciplinaires]

Jeudi 17 décembre 2020 de 12h30 à 14h – Participez à la rencontre

Animé par Émilie Granjon, présentation de trois recherches :

Faisceaux, éclats et rayons : lorsque la lumière sort du cadre

Émilie Granjon, théoricienne de l’art et commissaire indépendante

Émilie Granjon présentera le fruit d’une recherche commissariale menée avec Laurent Lamarche dans le cadre de l’exposition LUMINA (Galerie Stewart Hall, 2029). Dans ce contexte, la lumière n’est pas abordée pour ce qu’elle permet de faire, mais pour ce qu’elle est : une énergie de nature à la fois corpusculaire – d’où son statut de substance ou de corps –, et ondulatoire – d’où son effet de propagation. C’est précisément son potentiel irradiant qui est mise en évidence et en intrigue dans cette recherche et dans l’exposition réunissant le travail de Magalie Comeau, le duo IvanovStoeva, Lisette Lemieux, Martin Messier, James Nizam, Josée Pellerin et Étienne Rey. Chaque artiste utilise dans une forme singulière des stratégies pour faire voir la lumière dans ce qu’elle offre de plus fascinant et de plus déstabilisant.

Notice biographique

Détentrice d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) en gestion d’organismes culturels obtenu en 2015, à HEC Montréal et d’un doctorat en sémiologie obtenu en 2008 à l’UQAM, Émilie Granjon, en plus d’être théoricienne de l’art, essayiste et commissaire indépendante, dirige depuis mai 2016 le centre d’artistes CIRCA art actuel. Après avoir publié en 2012 Comprendre la symbolique alchimique aux Presses de l’Université Laval, elle a écrit en 2017, avec Fabienne Claire Caland Cinq fabricants d’univers paru aux Éditions Nota bene à Montréal. Trois ans plus tard, les deux auteures publient Miroirs, métamorphose et temps inversé, édité par SAGAMIE édition d’art, à Alma. Elle a entre autres commissarié l’exposition Déjouer les sens au Centre d’art Jacques-et-Michel Auger de Victoriaville en 2017 et en tournée au Québec en 2020-2021, puis conçu en 2019 avec Laurent Lamarche l’exposition collective LUMINA à la Galerie Stewart Hall de Pointe-Claire.

La matérialité de la lumière dans une pratique de l’hyperdessin

Maude Corriveau, artiste

Maude Corriveau présentera le rôle de la lumière dans sa pratique singulière du dessin hyperréaliste à travers les différentes étapes de création de ses images :  du choix de matériaux aux propriétés réfléchissantes, à leur manipulation pour générer des phénomènes optiques (tels que des diffractions, des interférences, des  ombres et reflets colorés, etc.), à l’intervention dans l’univers numérique pour exacerber ces effets, jusqu’à la matérialisation sur papier avec le médium du pastel sec et ses particularités inhérentes.Avec ses récentes expositions ORAMA (2019) et En suspens (2020) ellemontrera de quelle façon elle a cherché à activer l’expérience illusionniste et perceptuelle de ses œuvres dans l’espace physique réel, en explorant le mode installatif et en dessinant sur les murs des effets de lumières qui sculptent l’espace.

Notice biographique

Maude Corriveau vit et travaille à Montréal (QC). Elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal et est lauréate de la Bourse 2019 d’études supérieures en arts visuels Yvonne L. Bombardier, qui a récemment fait l’objet de l’exposition En suspens commisariée par Pascale Beaudet. En 2020, son travail a été diffusé au Musée des beaux-arts de Montréal, à Art Toronto, à Papier, ainsi qu’à la Galerie Nicolas Robert. En 2021, elle participera à la résidence Est-Nord-Est de Saint-Jean-Port-Joli (QC). Ses œuvres font partie de la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec et de nombreuses collections privées au Canada. Corriveau est représentée par la Galerie Nicolas Robert.

Site internet

Construire l’image, révéler le photographique

Lucie Rocher, artiste-photographe

Lucie Rocher présentera comment ses outils et ses supports d’impression produisent — et réfléchissent — la lumière à travers ses œuvres bidimensionnelles et tridimensionnelles et comment celle-ci est inhérente à la sélection de ses sujets photographiés : les chantiers de construction urbains ainsi que les lieux de production de l’image (l’atelier, le laboratoire, l’espace de résidence, entre autres). Comment la spatialisation de l’image est-elle étroitement liée aux modes de captation et de révélation de la lumière mis en place par l’artiste ? Selon des éléments spécifiques à l’histoire du médium photographique — analogique et numérique —, l’artiste-photographe interrogera autrement sa pratique méthodologique et technique du médium pour expliciter la manipulation et la spatialisation de ses images, de leur création en atelier jusqu’à leur diffusion en galerie.

Notice biographique

Lucie Rocher vit et travaille à Montréal depuis 2013. Elle a obtenu son doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en 2020. Des expositions individuelles lui ont été consacrées notamment à la Maison de la Culture Frontenac (Montréal 2017), à VU (Québec, 2018), à Occurrence (Montréal, 2019) et récemment à Axenéo7 (Gatineau, 2020). Elle a également participé à plusieurs résidences internationales (Islande (2015), Québec (2016, 2019, 2020), Japon (2019). Elle est aussi chargée de cours en photographie à l’UQAM.

Site internet


Été 2019 – Résidence à la galerie de l’UQAM

Le Labo lumière [créations + recherches interdisciplinaires] a occupé le 11 juillet 2019 les salles de la Galerie à l’occasion d’une résidence. Dans le cadre de celle-ci, Manon De Pauw et le chorégraphe Pierre-Marc Ouellette ont travaillé sur leur projet d’installation-performance Danses kaléidoscopiques, avec les interprètes Bernard Martin, Natalie Zoey-Gauld et Pénélope Gromko. 

De leur côté, la scénographe Nancy Bussières, le musicien Michel Robidoux et la peinture Julie Trudel expérimentent l’activation par la lumière et la musique de la série de tableaux Couleur et lumières (2019) de Trudel.